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Tu as le droit de pleurer Maman

La vie d’une maman est le plus grand et plus beau défi d’une femme. À 17 ans, j’ai donné la vie à ma grande, puis une 2e fois à 19 ans. Mes deux poulettes, je les ai élevées en grande partie seule.

Avec les hauts et les bas d’une famille reconstituée, par moment, soit un conjoint pour moi et une conjointe pour l’ex….. J’ai toujours centré mon attention sur mes filles et j’ai toujours pris les décisions au meilleur de mes connaissances à chaque instant.

Pas toujours évident, et surtout le jugement des autres…. Les gens ont la mauvaise tendance de s’attribuer le mérite quand c’est un bon coup, et de jeter la faute sur l’autre quand c’est un moins bon coup. Et sérieusement, est-ce vraiment important???

Au travers des années, il y en a eu des épreuves, maladies, accidents, mauvais choix, mais, malgré tout, je considère avoir fait un excellent travail de maman. Puis la déchirure… du jour au lendemain, mon bébé qui avait passée toute sa vie dans « mes bobettes » est allée en vacances sans jamais revenir et apportant mon petit-fils avec elle.

Écrire ces lignes me fait mal, parce qu’elles font « brasser d’la marde en dedans ».

Au début, j’ai écrit, appelé, envoyé des cadeaux, tu as fini par m’appeler sans jamais m’expliquer pourquoi. Nous nous sommes revues et avons continué de nous parler.

Jusqu’au matin où encore, j’ai reçu un appel de la vie, qu’encore, pour une raison qui m’échappe, tu m’en voulais.

INCOMPRÉHENSION totale, mais surtout fait avec le plus haut manque de respect. J’ai connu un mariage où j’ai été violentée physiquement et moralement; je m’en suis sortie en ayant appris énormément sur moi. J’ai fait confiance en mes filles, leur ai tout dévoilé et tout donné, mais, pour une raison inconnue, ma plus jeune m’en veut à mort.

Pour survivre au manque de ma fille et mon petit-fils, j’ai décidé de me respecter et, pour la première fois de ma vie, de prendre soin de moi, de me connaitre, de faire ce que me fait vraiment vibrer au fond de moi.

C’est loin d’être un parcours de vie facile! La solitude amène de la simplicité, oui… mais la solitude, quand c’est la fête des mères et que j’anticipe ce que tu posteras sur tes réseaux sociaux pour me dénigrer … et qu’en plus, je ne peux pas voir ma grande à cause du covid….

J’ai beau être forte…. j’ai juste mal en ce moment.

J’ai la respiration qui bloque à force de pleurer.

Je ne me considère pas comme méchante, mauvaise ou parfaite. Loin de là!

Mais je me refuse à subir toute forme de méchanceté dorénavant.

Oui beaucoup vont appeler cela de la protection, mon choix de vie de m’isoler. Je suis une solitaire, mais je ne me vois pas comme « isolée ». Au fil du temps, je réalise chacun de mes rêves enfouis et bafoué par ceux qui m’ont jadis été très proche.

Je me concentre sur mes proches encore présents qui me veulent heureuse, parce que c’est cela le vrai amour : vouloir le bonheur de l’autre.

Dans le cadre de mon travail, je suis entourée de #femmesincroyables et je me concentre exclusivement la dessus. Oui, je me suis accordée l’espace de ces lignes pour pleurer la rage, la peine, la tristesse et l’ennui qui me rongent. Mais je ne suis pas de celles qui restent « en déprime » longtemps. Le négatif entretient le négatif.

Aujourd’hui, mes filles ont 24 et 22 ans… le covid nous empêche de voir nos familles. Maudit covid….. ce n’est pas parce que ma grande a 24 ans et n’habite plus avec moi que j’arrête d’être sa maman…. mais au fond, cet isolement forcé amène de belles réflexions de vie.

C’est malgré tout important de passer outre.

Que ce soit nos vielles blessures, la quarantaine, etc. La vie va continuer d’avancer donc nous les humains aussi et moi je choisis de le faire positivement.

La vie nous amène que des épreuves que nous pouvons surmonter, et crois-moi je dois être forte en tabarouette haha. Il y a un moment que j’ai pardonné à ma fille toute cette injustice qu’elle me fait vivre, elle a ses raisons que je ne connais pas, mais que je respecte.

C’est facile de dire on se concentre sur ceux qui sont présents… oui je les aime de tout mon cœur, mais les absents nous manquent toujours pareil.

Le plus important dans tout cela, en tant que maman, je me suis pardonnée les erreurs, les mauvais choix et autres choses que j’ai pu faire et ferai, parce que je suis humaine et c’est normal dans la vie de faire des erreurs.

Je suis très bien placée pour comprendre ceux qui choisissent de ne plus avoir leurs parents dans leur vie; j’ai moi-même fait ce choix en ce qui concerne ma propre mère, mais, malgré tout, je pense à elle.

La vie est une succession de choix quotidiens et je choisis malgré mes peines et mes joies d’être heureuse et positive.

Pour toutes les mamans, toutes les femmes qui vivent une situation similaire : pardonne-toi tes erreurs d’abord et, avant tout, fais la paix avec toi-même. Tu as le contrôle que sur toi-même et n’oublie jamais tu es une #femmeincroyable.

Bisou

Audrey xx

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